Comme à chaque fois, à la fin de chaque mercato, les choses s’emballent. Et cette fois-ci, les Girondins ont peut-être été border-line …

L’histoire : Youssouf Sabaly est annoncé par la presse depuis plusieurs jours comme convoité par Fulham. Le 31 janvier, « Youssouf a émis le souhait de se rendre à Fulham, on lui a fait part de notre avis négatif. » déclare le président des Girondins.

C’est quoi d’abord un « avis négatif » ?
C’est « Youssouf, on n’est pas trop d’accord mais bon tu fais comme tu veux » ou « Hors de question. C’est quoi ces conneries de transfert ? Tu restes et tu rejoins l’entrainement » …. Le fait est que, selon l’Equipe, Sabaly PASSE la visite médicale le jeudi 31 janvier.

Et à 20h, Fulham indique aux Girondins qu’ils vont payer la clause libératoire figurant au contrat de Sabaly pour s’attacher ses services.

Et à partir de là, les Girondins font le mort… pas de réponse, pas de refus, pas d’acceptation, pas de discussions. Silence radio. Ils attendent que passe minuit, l’heure limite pour homologuer un contrat.

Ce matin, Longuépée se drape de vertu en affirmant que « Fulham s’est mal comporté« . Pourquoi ? Parce qu’ils ont discuté avec Sabaly sans lui en parler préalablement et parce qu’ils ont transmis leur offre trop tard, ponctuant son argumentaire par un « ce n’est pas des manières » définitif.

Planter l’AS Roma en refourguant Malcom à Barcelone après avoir annoncé officiellement sont transfert à Rome, c’est sans doute plus des manières…

Quand les Girondins ont signé Pauleta le 31 août 2000 à 23h50 à 10mn de la fin du mercato, ils étaient moins regardant sur les horaires pour signer un transfert.

La presse anglaise n’est pas tendre avec le club bordelais :
« Ligue 1 side Bordeaux failed to respond to any emails or phone calls from Fulham, so the deal could not proceed to be finalised.

The player had completed a medical after his £12m clause was activated
Repercussions may now occur, as release clauses are contractual agreements stating that a club must release the player in question if a certain figure is met. Sabaly may well have a claim against his employers for breach of contract »

En clair, la position britannique est d’affirmer que Bordeaux n’a pas respecté les termes du contrat de Sabaly qui comporte une clause libératoire(*) stipulant que du moment qu’un club verse la somme prévue, le transfert est effectif. Que le club vendeur soit d’accord ou pas.

Et que Sabaly pourrait invoquer une rupture de contrat de la part de son employeur, pour non respect des termes contractuels …

(*) pour simplifier encore la situation, la LFP ne reconnait pas les clauses libératoires dans les contrats français, bien que Longuépée ai stipulé « il existait une clause dans son contrat (départ en cas d’offre à hauteur de 12 millions d’euros) qui aurait permis de réaliser ce transfert »