Avec le recrutement d’un Danois, d’un Serbe et de trois Brésiliens, les Girondins auront une équipe où 6 langues maternelles différentes cohabiteront dans l’équipe type, ce qui peut poser des problèmes de communication entre joueurs et de compréhension des consignes.

Si l’on considère que l’équipe type peut-être celle-ci :

Equipe 2017-2018

 

Pour les 6 joueurs défensifs (Costil, Contento, Toulalan, Jovanovic, Sabally et Otavio) nous avons 4 langues maternelles différentes : le Français (Costil, Toulalan, Sabally), l’Allemand (Contento), le Serbe (Jovanovic) et le Portugais (Otavio). Dans l’hypothèse où le coach ferait jouer Lewczuk à la place de Toulalan on peut ajouter le Polonais, ce qui ferait 5 langues différentes …

Au milieu de terrain, 3 joueurs et 3 langues maternelles différentes : le Portugais (Otavio), le Danois (Lerager) et le Français (Sankhare). Dans l’hypothèse où le coach fait tourner avec Vada (Espagnol/Iitalien) et/ou Plasil (Tchèque) … ça ne change rien et on a toujours 3 langues différentes.

Signature Lukas Lerager (Danemark)

En attaque, 3 joueurs et 2 langues maternelles : le portugais (Malcom et Cafu) et l’espagnol (Rolan). Si Laborde, Touré, Kamano ou Mendy sont préférés à un des deux portugais, on peut avoir 3 langues différentes en attaque

Le vestiaire de Gourvennec s’exprime dans 8 langues (maternelles) différentes :  Le Français, le Serbe, le Polonais, le Danois, le Tchèque, le Portugais et l’Allemand. Sur les 4 recrues 2017 (Mendy, Lerager, Cafu et Otavio) il y a 3 joueurs qui n’ont aucune notion de français.

Problèmes de communication ?

Pour coacher des vestiaires aux nationalités aussi hétéroclites, parler plusieurs langues semble être indispensable pour un technicien. Pep Guardiola parle six langues et a tenu à apprendre l’allemand avant même d’arriver à Munich. Mourinho en manie couramment cinq. Même Laurent Blanc maîtrise l’italien et l’anglais, en plus du français.

On n’imagine pas non plus une armée de 8 traducteurs pour retranscrire la causerie d’avant match du coach dans toutes les langues.

Toutes les langues

Il faut tout de même relativiser le problème :  dans le foot ce sont toujours les mêmes mots qui ressortent. C’est une répétition de consignes. Un bon coach est pédagogue et a les idées claires. Il parvient toujours à les transmettre d’une manière ou d’une autre, avec des signes, des schémas tactiques, des gestes de main ou des regards, il n’est pas difficile de se faire comprendre. Il suffit de quelques mots rudimentaires pour dépasser les éventuels soucis dus à la langue.

Mais on reste dans le palliatif. Pas si évident de faire passer des subtilités techniques ou tactiques seulement avec des gestes ou des signes, quand on ne parle pas ou qu’on ne comprend pas bien la langue de l’interlocuteur.

Le patchwork de langues du vestiaire bordelais peut induire une difficulté d’adaptation supplémentaire pour les nouveaux arrivants …