Après l’intermède confirmant la future vente des Girondins au consortium américain GACP, l’actualité des Girondins, c’est Gustavo Poyet qui accapare l’espace médiatique girondin, avec notamment un article à charge du magazine l’Equipe.

Il y avait eu un premier couac, au sujet du recrutement lors de la conférence de presse du 3 juillet où Poyet se plaignait de l’immobilisme du club sur le mercato, qui avait conduit à un communiqué du club précisant que lors de la réunion de la veille le club et l’entraîneur s’étaient pourtant accordés sur l’arrivée d’un attaquant sans départ préalable.

Poyet avait ensuite déclaré que l’incertitude sur la cession du club ne lui donnait pas de visibilité pour travailler et que bâtir une équipe l’été c’était primordial pour faire une bonne saison

Poyet avait remis ça au match aller contre Ventpils, poussant le bouchon jusqu’à titulariser Sankharé en pointe et Lewczuk à droite, laissant Laborde, Préville et Gajic sur le banc. Peut-être un moyen pour lui de (re)faire passer le message que des recrutements étaient urgents. A moins que l’Uruguayen n’ai pas apprécié certaines moqueries de vestiaire concernant son accent ?

Augusto Poyet

Le club a considéré cette composition d’équipe comme une véritable manipulation et le lendemain Tavernost lui répondait via Sud-Ouest « Il ne faudrait pas que cela devienne une habitude (les coups de gueule de Poyet). On ne joue pas une qualification en Coupe d’Europe sur un message. Et s’il n’a pas mon numéro, Stéphane Martin pourra lui donner ». On a déjà fait mieux pour soutenir un coach …

Un mercato toujours au point mort

Aujourd’hui, le mercato bordelais est toujours au point mort. Neuf départs, aucune arrivée.

Ce matin, le magazine l’Equipe charge Poyet pour le retard pris sur le mercato. Selon une « source interne au club », Poyet tarde à prendre les décisions. Selon cette source, la non-venue du Croate Badaric, c’est les atermoiements de Poyet qui a fait traîner avant de donner son accord.

Deuxième rafale du magazine l’Equipe, ce dernier affirme que Poyet a bien du mal à avaliser la venue d’un joueur lorsque l’idée ne vient pas de lui-même ou de son agent Gonzalo Fernandez de Cordoba …

Reprise en main

Les dirigeants bordelais ont donc désormais décidé de faire les choses sans avoir préalablement son accord formel. Toujours selon L’Equipe, l’entraîneur girondin aura les recrues qu’il désire depuis tant de temps (un milieu défensif, un attaquant, et un remplaçant à Malcom) mais il n’aura dorénavant plus le dernier mot qui reviendra « au club ».

Un décision à double tranchant : si des renforts n’arrivent donc pas dans les jours qui viennent, preuve sera faite que ce n’était pas une supposée inertie de Poyet qui à empêché de recruter plus tôt.

Une manoeuvre de déstabilisation ?

Si la gouaille et le franc parler de Poyet rompent avec les usages feutrés du Haillan, les Girondins s’en sont accommodés quand Poyet a piloté la « remontada » de fin de saison. Mais là, visiblement ses messages d’alerte à répétition agacent.

Mais peut-on reprocher à Poyet ce que tout le monde pense tout bas (sauf nous qui le disons noir sur blanc) à savoir que depuis 8 saisons, à 3 exceptions près, le recrutement bordelais est un désastre économique et sportif ?
Peut-on reprocher à Poyet l’absence de direction sportive forte aux Girondins ? Peut-on reprocher à Poyet le rendement médiocre de la cellule de recrutement bordelaise ?
Peut-on reprocher à Poyet qu’il s’alarme qu’aucun recrutement n’ai été signé au 31 juillet, à la veille d’un match couperet pour l’Europa League ?

Ne soyons pas naïfs : de tous temps Le Haillan a été le terrain de jeu des agents. Sagnol militait pour les joueurs de Stéphane Courbis (Cédric Carrasso, Thomas Touré, Jérôme Prior, Clément Chantôme, Enzo Crivelli…), Gourvennec militait pour les joueurs de la sphère Bernès … L’absence de direction sportive forte aux Girondins a toujours laissé un large champs d’influence aux agents. Rien de très nouveau. Et surtout, c’est le jeu dans tous les clubs : avec des transferts qui se chiffrent en millions, des commissions en centaines de milliers d’euros, tout le monde cherche à se faire une place au soleil

Simplement, c’est bizarre qu’on semble aujourd’hui s’offusquer aujourd’hui que Poyet ai des pratiques similaires … en serait-on rendu à chercher un prétexte pour s’en séparer, après l’avoir fait venir pour nous sortir du bourbier … ce qu’il a réussi, contre toute attente. Ce serait très ingrat …