Aux Girondins, les années se suivent et se ressemblent. Rien n’est anticipé, rien n’est réglé à la reprise de l’entrainement, ça palabre, ça tergiverse et ça tourne autour du pot. Et les éventuelles recrues arrivent au dernier moment.

Au jour où nous écrivons ce billet (12 juillet 2016), 2 semaines après la reprise de l’entrainement, les Girondins de Bordeaux ont recruté Jérémy Toulalan. Point. Et gratuitement. Pas un centime n’a été déboursé dans le mercato. Et aucune signature imminente n’est annoncée.

Si l’on compare avec les 20 autres clubs de L1, seuls deux clubs font pareil ou moins bien, à la même date : Montpellier n’a recruté que Anthony Vanden Borre (prêt) et Bastia personne (Bastia est sous recrutement contrôlé par la DNCG).
Absolument tous les autres clubs ont déjà recruté entre 2 et 7 joueurs et dépensé entre 1 et 40 ME dans leur mercato, avec une moyenne autour de 5 recrues et 3 ou 4 ME de dépensés. Et tous ces clubs ont entamé leur préparation physique et tactique avec leurs recrues…

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Mais à Bordeaux, on ne s’inquiète pas, on continue de tergiverser, de temporiser, de discuter, d’attendre les « opportunités ».

Parce qu’à Bordeaux on subit au lieu d’agir. On ne construit pas une équipe en fonction des besoins ou des exigences, mais des  sacro-saintes « opportunités ».

C’est quoi une « opportunité » ? Dans le langage idéal, c’est un joueur talentueux, pas cher et en devenir qui permette qu’on « investisse » sur lui pour le revendre.

Bon, à Bordeaux, les « opportunités » ça se traduit en général par un joueur âgé, en fin de contrat dans son club, qui cherche un dernier club pour terminer sa carrière et qui reste en plan sur le marché en fin de mercato au mois d’aout. Ou alors un inconnu venu de Serbie ou du fin-fond d’Amérique du Sud.

A Bordeaux, on nous explique qu’il n’y pas besoin de directeur sportif pour gérer les transferts. A Bordeaux, on nous explique qu’il faut « vendre avant d’acheter ». Mais à Bordeaux, pour un Kahzri vendu, on laisse partir 5 ou 6 joueurs libres !

A Bordeaux, les discussions pour faire prolonger Vada s’éternisent depuis 3 mois.

A Bordeaux, ça « discute » toujours pour le sponsor maillot.

A Bordeaux, on amuse les supporters avec un match amical avec la réserve du Milan AC.

Pourtant, au soir de la saison 2015-2016, Tavernost avait affirmé que « les choses doivent changer« .

Mais à Bordeaux, les intersaisons se ressemblent toutes… nous aurons surement une recrue qui arrivera le 31 aout. Peut-être même blessée, comme Pablo l’an dernier…