Cet article a plus de 7 ans. Il ne concerne pas la saison actuelle. Pensez à le replacer dans son contexte !!!

Les Girondins poursuivent le redressement de leurs finances, le seul objectif fixé par l’actionnaire cette année, en transférant successivement Modeste et Tremoulinas pour environ 9 ME au total. Si Carrasso n’est pas parti, c’est parce que les Turcs de Bursaspor n’ont pas proposé le minimum exigé par le club (2 ME), mais il les ont bien reçu au Haillan avec l’agent de Carrasso ! Et même si à Bordeaux, on ne dit jamais simplement les choses, les portes resteront ouvertes jusqu’à fin aout, au moins pour Carrasso, Sané, Plasil et Obraniak, les seuls joueurs ayant une valeur marchande avérée… même si les candidats ne se bousculent pas vraiment, pour le moment.

Ludovic Obraniak
En clair, Bordeaux est prêt à « liquider les actifs » pour rétablir ses finances. Le sorcier Gillot se « débrouillera » bien à terminer entre la 10eme et la 5eme place, quel que soit son effectif. Alors bien sur, la communication du club est toujours à double sens : « Si une proposition intervient pour un joueur, on l’examinera ». Ca fait penser aux dialogues d’Audiard « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute ». Evidemment, les actionnaires de M6 préfèrent un compte d’exploitation positif plutôt qu’un trophée dans une vitrine.

Jean-Louis TRIAUD, recruteur malin

A coté de ça, le discours présidentiel se gargarise de formules prêtes à l’emploi « On va recruter malin ». Premier signe fort : le vétéran Bréchet (34 ans), venu de Troyes. L’autre, encore à l’état de rumeur à l’instant où l’on écrit ces lignes, viendrait du TFC en la personne de Cheikh M’Bengue, plus connu pour ses tacles dévastateurs et ses lourdes suspensions que pour la qualité de ses centres. C’est donc ça recruter malin ? On est loin de l’époque où Bordeaux faisait venir des Papin, des Savio, des Denilson. On voit bien où se situe aujourd’hui l’ambition sportive des Girondins quand on compare les départs et les arrivées.

le Nouveau Stade de Bordeaux

Concernant les « cas » Chalmé (33 ans), Jussie (30 ans), Bellion (31 ans) et Ben Khalfallah (30 ans) et dont les contrats boulets dureront jusqu’à 2014 ou 2015… là, personne n’en parle. Il faut dire qu’à Bordeaux, on a une « cellule recrutement » mais on a oublié de monter une « cellule vente ». Souvenez vous les propos présidentiels qui expliquent comment on gère les ventes de joueurs : « Si une proposition intervient pour un joueur, on l’examinera ». Le dernier directeur sportif en date, Charles Camporro, qui a quitté les Girondins en 2006, savait (avec ses qualités et ses défauts) vendre les joueurs inutiles ou rarement utilisés, science qui d’évidence n’existe plus aujourd’hui à Bordeaux.

En ouvrant grande la porte de sortie aux joueurs « bankables », Bordeaux cherche à faire rentrer des liquidités en faisant fi de tout objectif sportif significatif. Avant le grand ménage et la fin des contrats 4 étoiles qui s’annoncent à l’horizon 2014-2015. Coïncidence ? Celà correspondra peu ou prou avec la livraison du nouveau stade. Pour démarrer un nouveau cycle ? En attendant, il faudra se contenter du ventre mou de la Ligue 1 et de quelques petits tours d’Europa League.