Après un peu plus d’un an à la tête de l’équipe des Girondins, le rideau est tombé sur l’aventure Paulo Sousa. L’occasion de faire le point sur ce qui nous apparait au final comme une énorme imposture

Le pire bilan sportif de l’histoire des Girondins

19 défaites, 13 victoires, 12 nuls en matchs officiels, donnant une moyenne de 1,15 points par match. Le pire bilan de l’histoire des Girondins.
Les chiffres sont cruels, mais ne résistent pas à l’examen des faits. Paulo Sousa n’a jamais cherché à tirer le meilleur de son effectif mais uniquement à mettre en oeuvre ses concepts de jeu. L’échec est total …

L’entraineur le plus cher de l’histoire des Girondins

280.000 euros mensuels, 3eme salaire de Ligue 1, contrat de 3 ans. Sousa a été l’entraineur le mieux rémunéré par les Girondins. Avec 16 mois passés à la tête de l’équipe et 8 mois d’indemnités de départ, Paulo Sousa aura touché 24 mois de salaire, pour un total de 6,720 Millions d’euros bruts.
Auquel il faut ajouter le salaire de ses 8 adjoints ….
La note est salée pour le club.

Séduction et communication léchée

Paulo Sousa est avant tout un séducteur. Regard enjoleur, voix de basse posée, son discours intello séduit tout le monde. Le 1er décembre 2019, lors de son passage au Canal Football Club, tout l’auditoire est sous le charme.
Au Haillan, il distille un discours de « gagne » auprès de tous les salariés.

Entouré de communicants qui gèrent ses réseaux sociaux, Sousa millimètre sa communication et ses relations avec les médias. Rien n’est laissé au hasard. Il a compris la puissance des réseaux sociaux et son « entourage » distille le discours et les rumeurs qui l’arrangent auprès des twittos et « insiders » influents…

Affairiste ?

Le contrat initial de Paulo Sousa avait été rjeté par la LFP car il comprenait une clause d’intéressement sur la revente de joueurs, ce qui est illégal. Si ce contrat officiel ne comprends plus cette clause, de nombreux observateurs considèrent qu’un accord sous-seing privé reprenant cette clause existe.
Son rôle dans les transferts est opaque, avec son agent omniprésent dans chaque transfert du club à l’image de celui de Rémi Oudin où il a obtenu le mandat du Stade de Reims grâce à des intermédiaires.

Paulo Sousa

Manipulateur et cynique

Le 10 janvier, Paulo Sousa enfume les Ultras en leur souhaitant des voeux appuyés, en leur dédicaçant un t-shirt et en leur faisant une véritable déclaration d’amour « Je ferai tout pour vous rendre fier et aider ensemble notre club à vivre des émotions en fonction de son histoire ».
Evidemment, flattés dans leur égo, les Ultras qui sont en conflit avec la direction du club tombent dans le panneau, et affirment leur « Respect pour ce grand homme, le seul ayant des valeurs dans le marasme humain actuel des Girondins » sans comprendre qu’ils ne sont qu’un pion dans la partie d’échec que joue Sousa.
Un mois plus tard, dans une interview à la Gazetta dello Sport, Sousa a déjà fait une croix sur son avenir à Bordeaux « je cherche des projets ambitieux et gagnants ». Les choses sont désormais claires.

Sousa ne se remet pas en cause

Sousa a des principes et cherche à les appliquer à tout prix.
« Le système de Paulo Sousa, il est unique en Ligue 1, et pour plusieurs raisons, car il est à la fois hybride et asymétrique, avec un côté qui ne bouge pas quand l’autre le fait. Il y a une version avec et sans ballon. Alors, des fois ça fonctionne très bien et des fois moins, mais il y a du positif comme du négatif. Le positif, c’est qu’en phase offensive, avec le ballon, Bordeaux se retrouve en 3-4-2-1 – pour repasser en 4-4-2 en phase défensive – avec des latéraux très haut et assez libres. Mais le problème, c’est qu’à la perte du ballon les Bordelais sont vulnérables sur transition. Dans la relance, les trois défenseurs centraux doivent vraiment apporter beaucoup. »

Et à l’arrivée, ça ne marche pas. Mais à aucun moment on a entendu Sousa admettre que son système est indapté à la L1 et/ou à son équipe. Le propre d’un entraineur est-il d’expérimenter des concepts ou de tirer le meilleur de son effectif ? Vous avez la réponse, mais Sousa ne pense pas la même chose …

Sousa la victime perpétuelle

Sousa cultive un personnage d’éternel insatisfait. Les (nombreux) soirs de défaite, soit les joueurs ne comprennent pas ses consignes, soit ils manquent de talent, soit il n’a pas les profils de joueurs souhaités… sa prise de distance avec la direction l’illustre parfaitement : en difficulté sur le plan des résultats, il multiplie les messages « je n’ai pas les joueurs dont j’ai besoin »

Lorsque son départ est devenu inélectuable, ses communicants ont livré l’explication qui le dédouane de tout aux médias « On m’a menti. On ma fait venir pour jouer la ligue des Champions dans 3 ans mais on ne m’en a pas donné les moyens ».
Certes, sous ce seul angle c’est vrai, mais ce n’est pas un peu simpliste ? C’est l’excuse sur mesure de tout coach en difficulté « je n’ai pas eu les joueurs que je voulais« . Comme nous l’écrivions opportunément dès décembre 2019, Sousa préparait son départ de longue date sous l’argument de ne pas pouvoir recruter qui il voulait.

« Jamais sans mon chèque »

Début juillet, Sousa fait fuiter un scoop « je veux partir ». Il y a une place au Benfica. Sousa pense que le club sera trop heureux de le libérer gratos. Manque de bol, il y a dans son contrat une clause qui stipule que le coach doit indemniser le club si il décide de le quitter unilatéralement. Et la direction joue sur cette clause et dit « non, il faut payer pour partir« . Le club pense que Benfica payera la clause. Manque de bol, le soufflé retombe très vite : Benfica embauche Jorge Jesus, ce qui n’arrange personne. Sousa est cher, inefficace et le clubs doit faire bouger les lignes pour tenter de reprendre la main vis à vis des supporters.
Le négociations reprennent. Sousa veut un an de salaire, le club fait une croix sur la clause de départ et accepte qu’il parte. Pendant ce temps, les communicants de Sousa distillent aux twittos « Paulo n’en fait pas une histoire d’argent« . Ca permet de souffler sur les braises Ultras vs. Longuépée et de détourner l’attention. Mais en coulisses Paulo est intransigeant, pas question de partir sans chèque. Pendant ce temps, Gasset et Roche s’impatientent. Finalement, c’est King Street qui siffle la fin de la partie et transige avec 8 mois de salaire pour que Sousa rentre chez lui.

Paulo Sousa

A l’arrivée …. ?

Les 16 mois de présence de Sousa sonnent pour nous comme une véritable imposture. Avec les pires résultats de l’histoire du club, Sousa s’est révélé être un mercenaire du foot venu à Bordeaux faire le maximum de business, salaires et commissions sur transfert, avec des contrats blindés pour la préservation de ses « intérêts ».
Sousa s’est totalement fondu dans la lignée des affairistes Varela et DaGrosa. Il a toujours avancé ses pions en pensant à lui et ses intérêts avant de penser aux résultats du club et de l’équipe. Même si il lui est arrivé d’affirmer le contraire, c’était dans la partie d’échec qui devait se conclure par son départ…
Paulo Sousa, mène une vie d’aventurier du foot engrangeant les millions d’euros, à défaut d’engranger les succès sportifs.

Et il s’est arrêté à Bordeaux.