On y voit un tout petit peu plus clair aujourd’hui dans l’organisation du projet de Joseph DaGrosa pour les Girondins, et notamment l’organisation de ses sociétés GACP Soccer Holding LLC créée en juillet 2007 et GACP Premier Soccer Partners Inc., créé en aout 2017. Selon SoFoot, la première de ces sociétés est un groupement d’agents fonctionnant pour le compte du fonds d’investissement.

En mars, la presse indiquait que Joe DaGrosa est conseillé par Hugo Varela, ancien joueur du Sporting CP devenu agent, Toni Muñoz, ancien directeur sportif de Getafe, Ian Ayre, ancien directeur général de Liverpool, Eduardo Macia Martine, actuel chef du recrutement à Leicester, ou encore Miguel Pardeza, ancien directeur sportif du Real Madrid et Jesualdo Ferreira, ancien entraîneur de Porto et actuel coach de Al Sadd au Qatar.

Mais à quel point sont impliqués dans le projet GACP ces beaux noms qui semblent avoir convaincu Joe DaGrosa que le FCGB représente une opportunité pour le fonds d’investissement d’augmenter son chiffre d’affaires ? Sont-ils de simple conseillers ou directement impliqués à travers un rôle opérationnel ou en comme actionnaires ? D’autres spécialistes ont-ils rejoint l’équipe de l’américain ?

Joe Dagrosa Jr. à Bordeaux

Le projet économique

La ligne directrice du projet serait basée sur le modèle de Porto, avec pour objectif d’acheter des jeunes, et de les revendre assez rapidement avec une plus-value confortable. Un modèle qui a fait la fortune de Porto et Monaco, de Nice dans une moindre mesure. Lille, qui se revendiquait du même modèle a totalement échoué.

Mais l’originalité du projet GACP serait de confier l’ensemble des transferts des Girondins à son propre réseau d’agents maison (une sorte de direction sportive externalisée et autonome) en les impliquant dans le capital de GACP : ainsi leur réussite de « bons coups » génère bénéfices qui sont redistribués aux agents actionnaires. Les Girondins seraient alors un OUTIL destiné à valoriser de jeunes joueurs revendus au meilleur moment. Tout bénéf pour GACP et ses associés.

Reste à voir dans quelle mesure le club des Girondins, qui restera juridiquement dissocié de GAPC, bénéficiera des bénéfices générés au niveau de la maison mère ? Mais c’est un modèle qui existe déjà en France avec l’OL : la holding gère les transferts et reverse des dividendes sur les bénéfices aux actionnaires tout en garantissant au club son budget annuel. De sont coté, GAPC va-t-il privilégier ses gains ou prendre des risques pour vraiment faire progresser Bordeaux sur la scène européenne ?

Jesualdo Fereira

Des recruteurs GACP déjà au boulot ?

D’ailleurs, depuis l’annonce de la cession du club, plusieurs sources ont révélé que le mercato bordelais serait dorénavant supervisé par Jesualdo Ferreira (depuis le Qatar), Ulrich Ramé ayant été poliment invité à « prendre du recul ».

Si aucun plan de licenciement « massif » n’est au programme selon Joe DaGrosa, des audits internes ont été initiés en vue de réduire les effectifs du Haillan.

Le plan initial soumis par GACP à Nicolas De Tavernost en mars était un projet d’au moins quatre ans, avec pour but de tripler les revenus du club grâce à l’augmentation des droits TV de L1 l’augmentation des revenus de billetterie, le merchandising, le E-commerce et la vente de joueurs.

Avec le transfert de Malcom pour 41 millions d’euros et la reprise en main du recrutement par Jesualdo Ferreira les grandes manœuvres ont déjà commencé.