Si la signature de Jérémy Ménez se confirme, les Girondins auront abattu un sacré coup de poker. L’intérêt de Bordeaux pour Jérémy Ménez a été révélée en exclu par l’excellent @Girondinfos le 20 juillet, quelques jours après le match amical contre Milan.

Après 3 saisons pendant lesquelles le recrutement s’est résumé à des 3èmes couteaux serbes, suédois ou sud-américains, Bordeaux renoue avec une pratique qui avait fait ses beaux jours à la fin des années 90 et au début des années 2000: distiller au sein de l’effectif des joueurs néo-internationaux, afin de garantir un minimum de qualité technique et de sérénité au jeu. Souvenons nous des Vladimir Smicer, des Jean-Pierre Papin, des Denilson, des Alain Roche, des Sylvain Legwinski, des Mauricio Pochettino, des Alexei Smertin, des Johan Micoud ou même Christophe Dugarry … tous revenus donner un coup de fouet à leur carrière aux Girondins. Certes, ce fut avec des destins différents, mais il y eu objectivement de belles surprises

Jérémy Menez

Cette saison, avec la venue de Toulalan (36 sélections, 69 matchs de C1+C3) et Ménez (24 sélections, 41 matchs de C1+C3), Bordeaux remet le couvert et insuffle de l’expérience et du talent dans son effectif.

La grande interrogation porte sur la valeur sportive réelle de ces joueurs et sur leur motivation pour venir jouer à Bordeaux.

Le club a trop souvent donné l’impression ces dernières années d’être l’antichambre de la retraite pour certains joueurs (on vous laisse mettre les noms vous-même, vous n’aurez aucune difficulté). Toulalan aura 33 ans le 10 septembre prochain et n’a joué que 36 matchs la saison dernière (27 en championnat et coupes, 9 en coupe d’Europe). Quant à Ménez, si il a joué 33 matchs en 2014-2015 à Milan, il n’en a joué que 10 en 2015-2016, en raison d’une longue blessure au dos. Le journaliste Thierry Vautrat se plaisait même à souligner dans Sud-Ouest (article payant) que sur les 16 buts de Ménez en 2014-2015 à Milan, 8 furent marqués sur pénalty.

Article Sud Ouest (extrait)

Jérémy Ménez _l’homme qui ne sourit jamais_ est également réputé pour être très individualiste, rechigner à défendre dans un contexte collectif et ses suspensions pour des mots envers les arbitres ne se comptent plus. Il reste aussi à voir comment va se passer l’intégration avec des jeunes qui évoluaient encore en CFA il y a 12 mois. Tout ceci ouvre pas mal d’incertitudes…

Mais au moins, il faut saluer l’effort du club à faire bouger un peu les choses par rapport à la torpeur et la résignation qui prévalaient lors des dernières saisons. Comparativement, la signature de Kamano et le prêt de Sabaly paraissent anecdotiques, mais vont booster la concurrence au sein d’un groupe qui comporte actuellement donc plus de 30 professionnels. Le prochain défi sera donc probablement d’arriver à trouver un point de chute aux « indésirables » sur lesquels Gourvennec ne compte pas.