Alors qu’une rumeur veut que l’OM ai sondé le portier Bordelais, France Football a publié une interview de Cédric Carrasso … pour le moins polémique.

« Je n’ai plus aucune nouvelle de qui que ce soit en haut du club. […] Notre accord tacite, sur la confiance passée, était qu’on se revoit en fin de saison dernière. Cette situation est décevante. […] Après sept ans au club, je m’attendais à un autre comportement. Mes dirigeants ont une réaction banale, sans grande considération. Ils se disent sûrement ‘Carrasso, il a 34 ans, il vient de se refaire les croisés, alors, on attend’. Ils doutent de moi, de mon retour, alors qu’ils savent que j’ai tout mis en oeuvre pour revenir et pour le club aussi. C’est le foot, vous êtes bien un produit. »

Cible de son courroux ? D’évidence, la direction du club, à laquelle il reproche de ne pas s’être suffisamment préoccupé de lui lors de sa ré-éducation (ça c’est pour le volet mouchoirs dans les chaumières) et de ne pas avoir honoré un rendez-vous « tacite » en fin de saison passée, en vue d’une éventuelle prolongation ou revalorisation de contrat (voilà donc les choses sérieuses).

Cédric Carrasso se plaint donc d’avoir actuellement « un contrat plus que basique » (pour un footballeur, il n’est pas smicard non plus). Il faut y ajouter quelques formules aigre-douces : « En haut de la pyramide, on fait comme si je n’existais plus », « A Bordeaux, on oublie vite » ….

Il est évident que sa blessure, à 34 ans, pose clairement la question de sa capacité à revenir au haut niveau. Mais Bordeaux a aujourd’hui deux jeunes gardiens qui poussent derrière lui. Et si Bernardoni semble encore bien frêle, Prior se pose en véritable concurrent de Carrasso.

Cédric Carrasso

Gourvennec, lui-même, a affirmé qu’en l’état il n’y avait pas de hiérarchie et qu’il trancherai le moment venu. Le premier match de la saison contre Saint Étienne apportera sans doute des éléments de réponse …

Assez logiquement, Cédric Carrasso voudrait assurer ses arrières avec la garantie d’une annee de contrat supplémentaire ou une revalorisation de ses conditions actuelles… Reste à savoir si la stratégie de déballer son linge sale dans le presse est la meilleure façon d’y arriver, à fortiori aux Girondins… En touts cas, ça fait désordre à 3 jours du début de la saison.

Possible egalement que l’arrivée de Ménez qui émarge à 200.000 euros mensuels ai donné des idées à ceux qui avaient accepté la politique de modération salariale du club depuis 3 saisons …