Cet article a plus de 3 années. Il ne concerne pas la saison actuelle. Pensez à le replacer dans son contexte !!!

Dans un article publié par Sud-Ouest qui se veut d’abord une réponse aux mises en cause de Dugarry, Jérôme Bonnissel (usuellement très discret) y livre surtout des informations sur le fonctionnement interne du club. Et c’est une véritable charge contre la gouvernance de Jean-Louis Triaud !

Morceaux choisis :

Bonnissel fustige la complexité des circuits de décision au sein du club au moment de conclure un recrutement (coach, président, actionnaire) alors que les recruteurs des autres clubs ont un vrai pouvoir décisionnaire.

« J’ai toujours dit qu’on souffrait d’un manque de réactivité pour recruter. […] Quand votre interlocuteur se rend compte que vous ne décidez pas, la discussion s’arrête là. Quand Monchi (du FC Séville) se déplace, il a le chèque avec lui ! »

Bonnissel rappelle que les joueurs proposés en 2015 par sa cellule ont été refusés par l’entraîneur. Et souligne leur réussite en sélection ou en club depuis…

« Les cinq ou six joueurs que nous avons proposés en mai 2015, en présence de Sagnol et son staff, n’ont pas été pris. Mes deux priorités d’alors au poste de défenseur central vont jouer l’Euro avec la Belgique : Denayer et Boyata. En février, je faisais des pieds et des mains pour faire venir Lemar, repéré à Clairefontaine en France U20. Quand on a bougé, c’était trop tard (il a signé à Monaco). Idem pour Gillet (parti à Nantes). Rien ! »

Bonnissel fustige l’ingérence de l’entraîneur dans le recrutement

« Francis Gillot ? On a eu un gros différend, que j’assume, sur la signature de Jérémie Bréchet, alors que nous avions convenu d’un commun accord avec le staff technique de faire signer Civelli (de Nice) »

Le nouveau stade plus important que l’équipe elle-même :

« Pendant un an, tout le monde s’est focalisé sur le nouveau stade en oubliant l’essentiel : quelle équipe allait-on y faire jouer ! »

Sur les raisons de son départ…

« J’avais de plus en plus de mal à accepter les conditions dans lesquelles je travaillais. La relation avec Sagnol n’a rien arrangé mais je n’avais plus de discussions avec M. Triaud, il ne m’entendait plus. Je trouve inadmissible et réducteur qu’il justifie mon départ par un problème de communication. »

En filigrane, c’est bien l’organisation du club qui est mise en cause, avec notamment une cellule de recrutement sans aucun pouvoir de décision. Des circuits de décisions multiples et dilués qui empêchent le club d’être réactif dans un environnement concurrentiel très fort. Des entraîneurs qui veulent placer leurs protégés….

On y revient encore et toujours : la gouvernance du club est à des années lumière de celle d’un club moderne et efficace.