La guerre entre les UB87 et la direction des Girondins de Bordeaux est désormais totale. Et chaque semaine amène son lot de révélations sur les méthodes internes aux Girondins, où l’on frôlerai le délit (quand un dirigeant se targue de faire travailler les employés qui sont au chômage technique ou en arrêt maladie)

Il ne s’agit plus de banderolles désagréables à l’encontre des dirigeants. La pression mise sur les dirigeants bordelais ces derniers jours est énorme avec la divulgation de conversations enregistrées, révélant des pratiques douteuses ou illégales de la direction bordelaise.

Il est évident que l’essentiel (sinon la totalité) des « leaks » dévoilés sont réels. Magouilles sur certains transferts, fraudes aux prestations sociales, conflit d’interêts, mise en cause de journalistes et d’anciens joueurs, contournement de la loi avec des contrats sous seing privé en parallèle de ceux déclarés à la Ligue …. autant de choses inavouable et qui mettent la direction des Girondins dans une position intenable.

Rien n’est noir ou blanc

Il ne faut pas être naif non plus …. les affaires troubles autour des transferts, les commissions reversées aux entraineurs sur les transferts, le directeur sportif « démissionné » en catastrophe, les « oreillers » offerts à certains arbitres lors de rencontres européennes, jeux d’influence entre agents, le journaliste de Sud-Ouest « éloigné », les emplois de complaisance offerts aux copains, … toutes ces choses ont existé à l’ère Bez ou M6.

Seulement, à cette époque, la direction savait taper dans le dos des supporters, le Papé Triaud savait tirer le ficelles qu’il fallait pour tenir la baraque et tout le monde préférait voir le verre à moitié plein que le verre à moitié vide…. aujourd’hui, les dirigeants actuels sont en perdition, pour avoir méprisé le public historique du club. Pas le plus nombreux, mais le plus fervent, le plus fidèle, le plus impliqué.

Comment pourrait-on désormais imaginer une ambiance sereine au stade, avec des supporters qui défient en permanence les dirigeants du club ? Avec des dirigeants qui remettent en cause l’intégrité de la presse ? Avec des sponsors qui remettent en cause leur engagement ? Comment tenir un rôle de 12eme homme dans cette ambiance de défiance permanente ? Comment rétablir un esprit conquérant quand le point de non retour a été atteint ? Comment bâtir un projet sportif quand toutes les discussions autour du club n’ont pour objet que « la direction des Girondins ».

Les choses doivent bouger, au risque d’une dégringolade du club aux enfers et de se retrouver sur un champ de ruines.

#KingStreetOut …. et après ?

Le départ de l’actionnaire KingStreet ne se pose que dans la mesure où il y a préalablement un potentiel repreneur. Un actionnaire ne « part » pas … il vend ou pas. C’est différent …

L’hypothèse Bruno Fievet ne tient pas la route. A supposer qu’il ai des compétences pour gérer un club de foot, son montage financier ne permet pas de garantir le fond de roulement nécessaire à un club de bon niveau. Fievet, c’est un Joe DaGrosa bis…

Dans l’hypothèse (encore à démontrer) où un repreneur potentiel existerait, ce serai probablement encore un fond anglo-saxon, les seuls à investir dans le foot depuis les 5 dernières années. Mais encore faudrait-il qu’ils soient adoubés par les groupes de supporters qui ont démontré leur pouvoir de nuisance qui risque de refroidir les éventuels candidats. Ca fait beaucoup d’aléas pour un quelconque investisseur.

Alors, « virer King Street » n’est peut-être pas la meilleure solution. King Street a une qualité majeure : de la surface financière et la capacité à éponger un déficit important.
Et jusqu’à preuve du contraire, il n’y a personne d’autre qui soit prêt à poser 100 ME pour devenir le patron et qui soit prêt à assumer encore 50 ME de déficit supplémentaire pour la prochaine saison d’exploitation ….

Le salut

La porte de sortie de la crise passe par la refonte intégrale du board des Girondins pour les remplacer sans délai par des gens qui ont à minima des compétences footballistiques avérées et un ancrage régional. Question de crédibilité…. tant pour le club que pour l’actionnaire KingStreet. Une ouverture du capital aux supporters, dans l’esprit « socios » pourrait être également un signe fort envoyé aux supporters. Mais le point de non-retour pour le board actuel des Girondins est dépassé. Ce n’est désormais qu’une question de timing.

Le futur board devra avoir compris qu’une entreprise sportive, ça passe avant tout par le sport. Pas par le blocage des achats de places bon marché…. pas besoin d’avoir fait Kedge ou Sup de Co pour comprendre ça…

Et ce serait bien d’y penser rapidement ….