Bordeaux a dépensé cette saison comme jamais dans son recrutement depuis 10 ans : environ 31 ME (sans compter le rachat des parts résiduelles de Malcom aux Corinthians). Quelques victoires de début de saison avaient enflammées les ambitions de Gourvennec et propulsaient les Girondins au rang de candidat au TOP 5 voire même sur le podium…

Mais au 1er tiers de la saison, Bordeaux est rattrapé par les dures réalités et pointe à une indigne 7eme place, à 10 points du leader, juste devant les ogres que sont Montpellier et Caen et juste avant de recevoir Monaco (28/10) et surtout Marseille (19/11).

Entre-temps, Videoton, Paris et Amiens ont humilié les hommes de Gourvennec, chacun dans leur registre. Mais le résultat est là…. Bordeaux n’a pris les 3 points que face à Metz, Troyes, Guingamp et Toulouse. Et partagé les points face à Lille, Lyon, Angers et Nantes. Ca ne fait pas rêver…. et ça pose des questions.

Bordeaux do Brazil

Cette année, Gourvennec a eu la totale main mise sur le recrutement. Tous les joueurs recrutés l’ont été sur sa demande, notamment De Préville, préféré au dernier moment au batave Luuk De Jong qui avait pourtant déjà bouclé sa valise pour les bords de Garonne.

Et se pose de plus en plus la question de la pertinence du recrutement effectué.

Costil n’a pas fait oublié Carrasso avec des prestations loin d’être impériales.
Cafu et Otavio n’ont pas encore montré qu’ils valaient le prix qu’ils ont été payés.
Lerager est transparent, Préville n’a encore rien montré et les limites de Jovanovic sont vites atteintes.
Quant à Malcom, proclamé « future nouvelle star mondiale de Bordeaux », au motif qu’une offre « mirobolante » aurait été faite cet été mais refusée par le club, il fonctionne sur courant alternatif alternant le bon, le très perso et le moins bon.

Jocelyn Gourvennec

Tout  ceci fait clairement flipper …

Et si au final on regrettait Ounas, Crivelli, Pallois, Touré et Carrasso ???

Mais au delà des talents individuels, c’est plutôt le fond de jeu qui inquiète. Déjà, face à Paris la prestation bordelaise était inquiétante. Face à Nantes, à part quelques éclairs (merci Malcom) ce fut la même chose. Et face au promu Amiens, 10 des 13 joueurs de champ ont perdu plus de ballons qu’ils n’en n’ont gagné durant la rencontre… ça en dit long. Comment espérer se battre pour l’Europe dans ce contexte ?

Force est de constater que Bordeaux n’a pas de véritable stratégie de jeu pour faire déjouer son adversaire. Sans doute trop confiant dans les qualités de son groupe et sa philosophie du jeu « à tout prix » Gourvennec va devoir inverser très vite la tendance, avec une échéance majeure le 19 novembre (la réception de l’OM) pour qu’une crise ouverte ne s’installe pas à Bordeaux …