Cet article a plus de 9 ans. Il ne concerne pas la saison actuelle. Pensez à le replacer dans son contexte !!!

Francis Gillot est officiellement le nouvel entraineur des Girondins. Il a participé, avec ses adjoints également venus de Sochaux, à la traditionnelle conférence de presse de présentation qui s’est tenue ce Lundi au Haillan. Morceaux choisis :

La décision de rejoindre Bordeaux a été facile à prendre ?

J’aurais pu continuer à Sochaux mais Bordeaux m’a demandé. J’ai été très fier de leur demande. Je les remercie encore. Je pense que j’avais fait le tour de la question à Sochaux. J’ai pris le club en janvier 2008 dans une situation un peu délicate puisque nous étions relégables avec cinq, six points de retard. Trois ans après, nous faisons la coupe d’Europe donc je pense que je suis arrivé là où je voulais. C’était peut-être un an plus tôt que prévu. J’ai décidé de tourner la page. Je pense que je n’étais pas capable de faire mieux.

Francis Gillot et Jean-Louis Triaud

Vous prenez en main une équipe qui s’est endormie sur ses lauriers. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Et bien nous allons essayer de la réveiller. C’est pour cela que j’arrive avec mon équipe (René Lobello et Alain Bénédet). Nous allons bien fonctionner ici ensemble. Je vais retrouver Eric Bedouet et Franck Mantaux que je connais un peu. Je pense que notre mission va être de beaucoup travailler. Dans le football, on parle souvent de finalité, de coupe d’Europe mais je pense qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Quels seront les objectifs ?

Je ne sais pas avec quel effectif je vais démarrer. Nous allons laisser passer la période de préparation. Nous pourrons faire un premier bilan après les matches de préparation. Aujourd’hui, il est beaucoup trop tôt.

Vous arrivez dans un club qui marque peu de buts…

Il y a deux ans, avec Sochaux, nous n’avions pas marqué beaucoup de buts. L’année dernière, nous en avons marqué. Il nous a suffit de prendre un attaquant pour inscrire davantage de buts. Il ne suffit pas de grand-chose pour inverser la tendance et avoir une équipe compétitive.

Vous venez avec René Lobello et Alain Bénédet. Ce dernier sera entraîneur des attaquants ?

Ce n’est pas son titre. Il est entraîneur adjoint mais la plupart du temps, il s’occupe des attaquants.

Francis Gillot, René Lobello et Alain Bénédet

Savez-vous quels joueurs vont rester ?

Pour l’instant, nous n’en avons pas parlé avec le président. Je vais rester jusqu’à mardi soir pour discuter de tout cela avec le président, le staff technique et Jérôme Bonnissel. Nous allons voir où cela en est. Il est un peu tôt pour parler de tout ceci.

Des joueurs comme Diarra et Trémoulinas disent vouloir quitter le club. Allez-vous les laisser partir ?

Nous allons discuter. Nous avons des demandes pour partir. Ils sont sous contrat. A partir du moment où le président ne veut pas les libérer, ils resteront ici. C’est un dialogue à tenir avec les joueurs. Il faut savoir pourquoi ils veulent partir, dans quel but.

Pensez-vous faire venir Maurice-Belay ?

Pour l’instant, rien n’est défini. Je le connais depuis trois ans. Je sais que ce joueur peut apporter beaucoup dans un club. Sochaux ne l’a pas fait resigner. Je lui ai demandé de retarder éventuellement sa signature dans un autre club en lui précisant que, si j’avais un club, je penserai peut-être à lui. Sans savoir que j’allais venir ici. Nous n’avons pas encore discuté du fait de savoir si nous avions besoin d’un joueur comme Maurice-Belay.

Quel est sera votre style ?

Ce sera ce que j’ai toujours fait à Lens et Sochaux. Si je peux avec les joueurs que j’aurai à disposition, je souhaite avoir un jeu offensif. Il faut des joueurs de talent, des joueurs qui marquent des buts et des joueurs qui réalisent des passes décisives. Je dois mettre un cadre en place puis travailler des phases de jeu mais ce sont les joueurs qui détiennent les clés du projet. (…) Evidemment, je reçois souvent les joueurs pour discuter dans mon bureau. La communication fait partie intégrante du métier d’entraîneur. C’est une obligation.