Mi-Mars, les Girondins ont laissé fuiter une info : le club est en vente, des négociations avancées ont lieu avec un obscur fonds d’investissement américain. Tout le monde s’engouffre dans la brèche et focalise sur le projet de Joseph DaGrosa, l’investisseur pressenti.
Mais si ce projet n’était qu’un écran de fumée pour dissimuler un autre projet, plus sérieux, plus cohérent, plus viable ?

Disons le tout net : le fonds « 1848 Global Partners » de Jo DaGrosa est inconnu du monde de la finance, n’a aucune expérience dans le management sportif et surtout il ne semble pas avoir la surface financière suffisante pour assurer le budget des Girondins de Bordeaux sur au moins 5 saisons, comme l’exigerai Tavernost.
D’ailleurs, la presse est restée globalement circonspecte vis à vis de ce fonds : les américains viennent pour faire de l’argent, pas pour investir indéfiniment à perte dans un club qui enregistre encore un déficit de 14.5 ME pour la saison passée.

Bref, pour de nombreux observateurs, le projet de rachat par le fond américain parait très étonnant. A fortiori quand on sait que Tavernost a éconduit successivement Gérard Lopez et Franck McCourt qui ont, depuis, investi à Lille et Marseille, au motif que « leur offre n’apportait pas les garanties suffisantes« .

Quelles garanties supplémentaires un « petit » fonds californien peut-il apporter aux Girondins ? On cherche encore la réponse …. Nous, au BlogBordelais, on a vraiment du mal à croire que DaGrosa soit un investisseur pouvant proposer un budget de l’ordre de 100 ME aux Girondins sur plusieurs saisons, afin de garantir une présence dans le Top 5 …

Et un « repreneur français fortuné » surgit …

Et le 14 avril, le très bien informé @Girondinfos lâche « Un repreneur français fortuné entre en discussions avec Nicolas de Tavernost pour le rachat des Girondins »

Le timing de cette annonce peut laisser penser que c’est une façon de secouer les américains pour qu’ils musclent et surtout finalisent leur offre. Mais nous pensons qu’il s’agit en fait de la VERITABLE proposition de reprise sur laquelle travaille Tavernost depuis le début, DaGrosa et ses amis n’étant au final qu’une offre exotique parmi d’autres arrivées sur son bureau et utilisée par ce le patron de M6 pour envoyer les journalistes chercher du grain à moudre du coté de la Floride… afin d’avoir plus de liberté et de latitude pour négocier avec ce « français fortuné ».

D’ailleurs, les « négociations » avec DaGrosa et ses associés devaient se poursuivre « jusqu’à la deuxième semaine d’avril » d’après les premières indiscrétions portant sur ce projet. Et comme par hasard, c’est le 14 avril, à la fin de la seconde semaine d’avril, que fuite l’info relative à l’intérêt d’un français « fortuné »… et en tous cas, depuis la mi-mars, plus aucune info sur le projet DaGrosa, de part et d’autre de l’Atlantique, ni pour infirmer, ni pour confirmer … et ils sont où les américains ?

Mais alors qui serait ce Francais fortuné ?

Deux noms d’investisseur reviennent depuis, suite à cette annonce :

Xavier Niel, patron de Free, 49 ans et à la tête de 8 Milliard d’Euros
Alain Afflelou, lunetier du même nom, 70 ans à la tête d’un « petit » pécule estimé entre 150 et 220 Millions d’Euros

Ces deux hypothèses sont crédibles…

Niel a besoin de se trouver de nouveaux défis et peut se permettre de « jouer » quelques centaines de millions d’euros. Sa proximité avec la 1ere adjointe à la Mairie Virginie Calmels (administratrice de Free depuis 2009) est un atout dans « l’écosystème bordelais » auquel on peut ajouter le projet « Cité F », le grand campus de start-up lancé par Niel dans le quartier Euratlantique.

Xavier Niel
Pour Afflelou, ce serait un retour aux sources avec celui qui a permis aux Girondins de retrouver le haut du tableaux au début des années 90 et qui a écrit une des belles pages de l’histoire des Marine et Blanc, avec en point d’orgue la finale UEFA de 1996… mais sa fortune n’est pas du tout la même …

Une chose est certaine : les grandes manœuvres ont commencé …