Depuis le début de l’été 2017, Cédric Carrasso a martelé qu’il prendrait son temps pour choisir un nouveau club, qu’il voulait « kiffer » son nouveau club, s’inscrire dans un vrai projet sportif qui le motive…

Dans une interview à l’Equipe, Cédric Carrasso révèle aujourd’hui les coulisses de son mercato et explique les raisons pour lesquelles il signe à Galatasaray, comme second gardien.

L’occasion pour le BlogBordelais d’imaginer ce qu’aurai peut-être pu être une vraie-fausse interview, sans langue de bois, à partir des propos qu’il a livré à l’Equipe. En violet, entre les propos de Cédric Carrasso…


« Je vais signer pour un an, je n’ai pas envie de faire plus »

Je ne vais pas aller m’enterrer en Turquie plus d’un an, même si je pense avoir la condition pour jouer au plus haut niveau jusqu’à 41 ans comme Dino Zoff

« J’avais reçu des propositions de Turquie cet été. Un club me proposait même 2.2 millions d’euros par an net, soit ce que je touchais en brut à Bordeaux ».

Tu te rends compte ? Personne ne m’avait jamais proposé autant !

« Mais au départ, je n’envisageais pas de m’exiler si loin. Après la saison que je venais de réussir, je ne voulais pas partir pour partir. »

Mais je me suis dit, si les Turcs me proposent autant, je dois bien pouvoir trouver un club qui me file autant, mais plus proche de la maison

« Et puis il y a eu cette offre du Sporting Portugal. je l’ai acceptée. Tout était OK, mais ça a foiré. Il y a eu un bug avec les agents sur place.. »

Les portugais étaient OK pour me filer autant, mais ça a coincé sur la prime à la signature à cause des agents qui sont incompétents

« Pareil pour Arsenal. Arsène Wenger voulait fonctionner avec trois bons gardiens. Je devais y aller comme troisième. Au début je me suis dit ‘troisième à ne rien faire, si ce n’est être dans le groupe, ce n’est pas très intéressant’. Après, je me suis dit ‘c’est Arsenal tout de même, feu !’. Et il y a eu encore ce problème d’agents  »

Wenger était OK pour me filer autant même si mon grand projet sportif se serait déroulé en tribunes. Mais bon, envoyer un maillot d’Arsenal floqué à mon nom à Ramé pour l’emmerder, ça aurait eu de la gueule. Mais ça a (encore) coincé sur la prime à la signature à cause des agents qui sont incompétents

« Il y a eu l’Ecosse aussi, j’ai même visité les installations de Heart of Midlothian. J’ai tout trouvé génial, à Edimbourg. Sauf le salaire. J’étais prêt à couper mes revenus par deux. A l’arrivée, c’était très juste financièrement. Vraiment. Du genre 4000€ par semaine ».

Ne trouvant rien, j’ai même été regarder en Ecosse, malgré le climat pourri et la bouffe. Mais quand on a parlé pognon, j’ai pas apprécié. Mais tu te rends compte ? Un salaire de 4.000 par semaine, 16.000 par mois … n’importe quoi, un salaire de pupille, même Metz proposait plus, j’ai un train de vie à assurer moi …

« Et puis, il y a eu Galatasaray. Bafé Gomis m’a convaincu […] Il m’a téléphoné pour me dire tout le bien qu’il pensait de Galatasaray. Il m’a aussi rassuré en me disant qu’il y avait une école française pour mes trois enfants. ».

Et puis, alors que je pensais que c’était mort et que j’allais devoir jouer avec Bernardoni en L2, Galatasaray s’est manifesté. Les dirigeants ont demandé à Gomis de me sortir le speech habituel sur les salaires de Galatasaray, les primes à la signature, les primes de match, les avantages en nature couverts par le club et tous les avantages de la vie en Turquie : les faibles impôts,  le Bosphore, la Mosquée bleue etc …

« Je n’ai pas réfléchi longtemps : Galatasaray, ça ne se refuse pas. C’est un énorme club, historique, porté par un engouement populaire incroyable. Je me donnais jusqu’à fin septembre pour avoir un déclic ou passer à autre chose. Tout était très clair dans ma tête. Je suis lucide. ».

Je n’ai pas réfléchi longtemps : Galatasaray, c’est jackpot. Tout le monde le sait. L’argent coule à flot, il n’ont rien à faire du fair-play financier. Je m’étais donné jusque fin septembre pour tirer le gros lot, c’est fait, je suis content

« J’arrive comme deuxième gardien. Je pars seul. Après, on verra »

M’en fout de ne pas jouer, la famille reste à Bordeaux, mon grand projet sportif attendra…

« Et ce fameux déclic est venu hier. Question de feeling. J’ai envie de kiffer. Signer en Turquie est une aventure de vie autant que sportive ».

A un moment faut savoir saisir sa chance. Signer en Turquie, c’est largement plus avantageux qu’ailleurs en Europe. Ici, on ne paye pas de taxes. Les clubs se chargent de tout, le salaire versé est net d’impôt. C’est trop kiffant …


Bien entendu, les phrases en violet n’ont jamais été prononcées par Cédric Carrasso. Elles sont directement sorties de l’esprit (trop) imaginatif d’un supporter sans doute aigri de ne plus le voir garder les cages bordelaises …