Cet article a plus de 3 années. Il ne concerne pas la saison actuelle. Pensez à le replacer dans son contexte !!!

Christophe Dugarry

« Moi, ce sont plus les discours des dirigeants, de l’entraîneur ou des joueurs qui me dérangent. Je sens une certaine forme de résignation. C’est ça que je n’arrive pas à comprendre. Je crois qu’on a oublié ce que représentait ce club de Bordeaux, ce qu’il avait gagné et là où il devait être. Aujourd’hui, Jean-Louis Triaud m’explique qu’il n’a pas besoin de directeur sportif car, en général, les directeurs sportifs ne s’entendent pas avec entrainement. Je me demande qui s’occupe de la cellule de recrutement à Bordeaux. Il y a Jérôme Bonnissel qui, apparemment, ne parle absolument pas à Willy Sagnol. Pourquoi Bordeaux n’arrive pas à faire des coups sur des joueurs gratuits ? Ce n’est même pas une question d’argent. Je trouve qu’il y a un problème de structure aujourd’hui »

« Pourquoi Féret préfère aller à Caen ? Pourquoi Briand préfère aller à Guingamp ? Pourquoi Ben Arfa préfère ne pas jouer pendant six mois et aller à Nice ? Pourquoi Lassana Diarra préfère aller à Marseille, dans un club qui est par moment un peu compliqué ? On a pris au mercato Gajic et Pablo qui sont plutôt moyens et qui ont du mal à confirmer. On a pris Thelin la saison dernière, on ne sait pas non plus d’où il vient.  »

L’intégralité du texte de Christophe DUGARRY

Daniel Riolo

« Bon gardons une forme de mesure car en matière de gestion moisie, personne ne peut égaler Bordeaux. Si on met tout en proportion, budget, infrastructures… Le pire de notre L1, c’est Bordeaux. Mais j’ai trop parlé de ce club. Ça fait des mois que je souligne la nullité de ses dirigeants. Je préfère parler de Caen, deuxième du championnat et à qui je souhaite de plus en plus de terminer sur le podium. D’abord parce que ça récompenserait le travail de Garande, et ensuite pour que ça mette nos soi-disant « gros » le nez dans la merde. Caen joue avec une idée claire, un plan de jeu. C’est du contre. Mais pas en mode « petit ». On récupère et on sort à deux. Non. Caen verticalise vite mais ça sort en groupe. Le porteur à plusieurs solutions. Ça demande une grosse générosité, de l’effort. Rien de dingue, sauf en L1. Et s’il faut un symbole, c’est Delort. Il termine cramé, mais certainement heureux. Et cette équipe de Caen dégage une vraie sensation de plaisir. Et pendant que les « pieds nickelés » Tavernost, Triaud et Sagnol chercheront peut-être à expliquer que jouer deux fois dans la semaine, c’est compliqué, Saint-Etienne, lui, montre que c’est bel et bien possible ».

Daniel RIOLO

Pierre Menes

« Lorsque, sur le plateau du CFC, Duga se lance dans une violente attaque contre le club de son coeur, De Tavernost a beau jeu de le renvoyer dans ses seize mètres. Moi ce que je constate c’est que le bilan de la semaine girondine est cataclysmique : éliminé avant le dernier match en Ligue Europa, largué en championnat et en plein divorce avec son public… Il faudrait peut-être faire quelque chose, mais quand on entend Triaud, c’est la faute des médias. Si cette explication lui suffit, grand bien lui fasse. »

Le blog de Pierre MENES

Marc Libbra

« Le projet Sagnol, on n’arrive pas vraiment à le comprendre. La saison passée, il disait : ‘Moi je vais faire du jeu, c’est du plaisir’. On a eu du mal à le voir. Et cette saison ça redémarre. Quand j’entends Sagnol, j’ai envie de croire que c’est une faillite collective. Sur une saison, ça peut arriver. Un match, on peut passer au travers. Mais le problème aujourd’hui, c’est lui, ses choix. Il démarre en 4-4-3, il sort un jeune joueur qui a été formé à Caen. D’un coup, c’est Diego Rolan qui rentre. À la mi-temps, il rechange de système de jeu, il avait déjà changé à la 20e minute. Le jeune Crivelli, qui marche sur l’eau, il est laissé sur le banc. Il rentre et marque. On ne comprend plus rien, ça part dans tous les sens. Heureusement qu’il est là le petit Crivelli et qu’il apporte un petit peu de sang neuf devant. On peut essayer pourquoi pas de se dire qu’avec ce gamin-là on va essayer de créer quelque chose autour de lui. Aujourd’hui, on se raccroche à ce qu’on peut. C’est difficile ».

Marc LIBBRA sur L’Equipe 21

luis

« Ils ont quand même recruté, c’est à lui [Sagnol] de se reprendre, de trouver des solutions. L’entraîneur est celui qui met en place une méthode, un système, un jeu. Ce qu’il met actuellement en place à Bordeaux ne correspond pas. Lui, en venant à Bordeaux, connaissant Willy avec sa rigueur, son intransigeance, il a quand même joué au Bayern, il sait ce que c’est l’Allemagne, il sait ce que c’est que la discipline. Tu es quand même responsable d’un recrutement, d’avoir voulu prendre des éléments, c’est quand même toi qui a été les choisir ces joueurs. Si ces joueurs ne répondent pas aujourd’hui, tu en es le premier responsable ».

Luis FERNANDEZ dans « Luis Attaque »

Pascal Praud

« Les paroles de Sagnol reflètent une impuissance comme si les saisons se suivaient, se ressemblaient sans que rien ne change. Depuis 2009 et le dernier titre obtenu de champion, Bordeaux a connu Jean Tigana puis Francis Gillot au Haillan. Le jeu comme les résultats n’ont pas enflammé les foules. Sagnol passera-t-il l’hiver ? Bordeaux ne peut vivre au fond du classement. Question de mémoire, de prestige et de statut »

Pascal PRAUD

Bernard Lions

« Aujourd’hui, le vestiaire [des Girondins] est devenu la CCI (chambre de commerce et d’industrie) de la région. Tous les joueurs sont débordés par leurs activités annexes. A quel moment ont-ils le temps de s’occuper du foot ? Cela demande de l’énergie et de la concentration. Il y a un problème d’état d’esprit. Les Bordelais prévoient déjà leur reconversion. Récemment, je me trouvais au Haillan, ils parlaient de tout… sauf de football. Plein de joueurs ont lâché, ils ont perdu l’esprit de compétition. Ce n’est pas la peine de citer des noms : tout le monde les connait ! »

Bernard LIONS

Gregory Sertic

«  Pourquoi pas faire comme Marc Planus et finir au club ? »

Grégory SERTIC, Joueur (ambitieux) des Girondins