La fessée reçue à Toulouse dès la seconde journée de championnat appelle à se poser quelques questions. Nous n’allons pas remettre en cause le boulot de Gourvennec au bout de 2 journées mais nous interroger sur l’efficience du service médical et de préparation physique des Girondins…

Le match de Toulouse a montré des Girondins totalement surclassés dans l’impact physique, un élément déjà entrevu contre Saint-Etienne malgré le score flatteur. On avait également vu Sabaly souffrir de crampes à la fin du match.

Il faut également faire un petit flashback en arrière pour avoir une vue plus large.

11 juillet 2014 : Jussie se rompt les ligaments du genou, une blessure qui engendre généralement 6 mois d’indisponibilité. Jussie n’a rejoué que 1 an plus tard. En étant devenu un fantôme.

11 aout 2015 : Sertic se rompt les ligaments du genou. Il joue un match avec la réserve bordelaise en fin de saison 2015-2016 mais n’a pas rejoué en équipe première depuis l’été dernier, traînant toujours des problèmes avec son genou

Une année pleine pour réparer des ligaments, c’est le double de l’indisponibilité usuelle pour cette blessure. Pourquoi est-ce si long pour que les joueurs bordelais ? Cedric Carrasso, lui a récupéré l’usage de son genou en 6 mois, malgré ses 34 printemps… Y aurait-il des traitements différents selon les joueurs ? La question mérite peut-être d’être posée …

Seance de musculation

On est également fondé à s’interroger sur ces ruptures ligamentaires à répétition chez les joueurs bordelais : Leur préparation physique est-elle adaptée, leur renforcement musculaire est-il suffisant, les échauffements et étirements sont-ils réalisés correctement pour minimiser ce risque ?

22 novembre 2015 : Nicolas Pallois subit une plaie à l’orteil. Il subit deux infections et une intervention chirurgicale qui entraînent une indisponibilité de 5 mois.

24 mai 2016 : Déjà opéré des adducteurs six semaines après son arrivée aux Girondins, Pablo souffre à nouveau d’une pubalgie et se fait à nouveau opérer en mai 2016. Aujourd’hui, il traine toujours une « gêne » qui occulte toute prévision de retour dans le groupe

23 février 2016 : Nicolas Maurice-Belay qui qui ne joue que par intermittence depuis le début de la saison 2015-2016, subit une arthroscopie pour « nettoyer » les cartilages de son genou. Aucune amélioration notable suite à cette opération, aucune date de retour prévue.

Quand on regarde également toutes les blessures qui ont entraîné de longues indisponibilités aux Girondins l’an dernier (entorses de Plasil et Pellenard, le talon d’Isaac Kiese-Thelin, les problèmes musculaires de Debuchy…), quand on constate les carences actuelles dans l’impact physique des Girondins, ont est fondé à s’interroger sur l’efficience du staff médical et/ou de la préparation physique des joueurs.

Il est à noter que le staff médical en place est celui installé par Sagnol en janvier 2015, après l’éviction du médecin historique des Girondins, Serge Dubeau.