Bordeaux rêve tout haut de Henry, Klinsmann ou Blanc entraîneur mais ils ne viendront pas … et le simple fait d’y penser démontre à quel point les dirigeants Girondins sont déconnectés de la réalité.

Les Girondins sont en crise. Crise d’identité, crise sportive, crise de confiance, crise managériale, crise financière…. Crise d’identité, parce qu’on ne sait plus trop qui est à la barre, GACP ou M6, crise sportive avec 0 point en championnat au bout de 2 rencontres face à des clubs censés être plus faibles et aucune certitudes sportives, crise de confiance avec deux coachs virés en 8 mois, crise managériale car personne ne sait qui décide entre Tavernost, Martin, Ramé ou le coach et enfin crise financière (il faut appeler un chat un chat) car quand on vend un club à un fonds d’investissement américain sorti de nulle part, après avoir cumulé 90 ME de pertes en 8 saisons c’est qu’on est aux abois.

Pourquoi viendraient-ils ?

Pourquoi les entraineurs « tête de gondole » annoncés (Henry, Klinsmann, Blanc ou Ranieri) viendraient jouer les pompiers à Bordeaux, ouvertement en crise, avec un recrutement quasi terminé et un budget anémique ? Ce genre de coach ne vient pas pour classer le club entre la 10eme et la 6eme place. Une star vient pour jouer le TOP 5, pas pour jouer le ventre mou. A fortiori si ils doivent prendre une équipe qu’ils n’ont pas construite ! A moins que ce ne soit juste pour faire du fric …

Le foutoir bordelais

On l’a vu plus haut, c’est le « bazar » aux Girondins. Et nous sommes polis.
Tout le monde s’occupe de tout. Ca fait plusieurs saisons que tous les observateurs convergent pour dire que le club n’a pas de ligne directrice, pas de projet, pas de moyens. Poyet avait raison sur au moins un point, la lenteur du mercato : il a fallu attendre le 19 aout pour pouvoir aligner la première recrue en match officiel. Sans même parler de la valeur des joueurs recrutés.
Aujourd’hui, le mercato est terminé en Angleterre et en Italie mais Bordeaux cherche toujours un attaquant. Ajoutons les inévitables intrigues internes liées à un changement de propriétaire, des cadres ou des scouts qui cherchent déjà du boulot ailleurs … Nombreux sont les joueurs qui, depuis 2 ans, ont refusé Bordeaux, au motif des incertitudes liées au club.

Un nom bling-bling ne fait pas le succès

Laurent Blanc a certes fait les beaux jours de Bordeaux et de Paris. Mais c’était avec Jean-Louis Gasset, aujourd’hui aux manettes de Saint-Etienne. Laurent Blanc n’a jamais été un adepte de l’animation des séances d’entrainement, préférant un statut managérial à l’anglaise. Et quand tu as géré Ibra, Thiago Silva, Cavani ou Pastore, tu n’as pas forcément envie de te coltiner Préville, Kamano, Poundjé ou Lewczuk. Enfin, il est notoire que Blanc rêve plus du TOP 5 européen que du ventre mou de L1…

Klinsmann a une seule expérience _catastrophique_ en club au Bayern, viré avant la fin de sa première saison. Il reste sur des demi-succès en tant que sélectionneur de l’Allemagne et des USA. Mais choisir les meilleurs joueurs d’un pays pour un tournoi de 4 semaines n’est pas entrainer un club. Et il ne parle pas français…

Thierry Henry, c’est encore pire. Son expérience d’entraîneur se limite à une saison avec les U16 d’Arsenal et un poste de second adjoint de Roberto Martinez, sélectionneur de la Belgique. Prendre les Girondins, avec l’équipe actuelle, serait un pari insensé et jouer avec le feu, même si son nom fait rêver. Certes, il pourrait venir avec un adjoint expérimenté, mais dans ce cas qui serait véritablement le n°1 ?

Claudio Ranieri

L’hypothèse Ranieri

Claudio Ranieri est largement expérimenté mais reste sur un demi-échec après sa seconde saison nantaise. Considéré comme un excellent préparateur mental il pourrait sans doute faire du bien à cette équipe bordelaise. Mais il est cher, très cher : 350.000 bruts mensuels à Nantes en 2017. Et accepterai-t-il de prendre une équipe à 10 jours de la fin du mercato (en fait plutôt 7, si Poyet est licencié vendredi 24 août) ?

L’avenir dire si nous avions raison ou pas au sujet de l’entraîneur. Mais Stéphane Martin en est à deux licenciements de coach en 12 mois. Ca fait un peu beaucoup pour lui concéder un flair infaillible…