Cet article a plus de 10 ans. Il ne concerne pas la saison actuelle. Pensez à le replacer dans son contexte !!!

« La question ne se pose même pas« , a lancé Jean-Louis Triaud, laissant ainsi entendre qu’il confirmait Jean Tigana à son poste d’entraineur de Bordeaux. Le président des Girondins calme ainsi les rumeurs de départ de son coach. Mais le club reste en état d’urgence, à défaut d’être en crise. Subtilités de langage à la bordelaise…

A la sortie du centre d’entrainement des Girondins, Jean-Louis Triaud a fermement démenti lundi matin un éventuel départ de son coach. « Il lui reste dix-huit mois de contrat, la question ne se pose même pas », a lancé le président bordelais au micro de RMC.

Triaud a quand même des raisons de se poser la question. Bordeaux affiche une qualité de jeu tellement moyenne que sa 10e place en Ligue 1 apparaitrait presque flatteuse. Ce qui est plus logique, c’est la faible marge qui sépare les Girondins du premier relégable, Caen. Six points entre les Bordelais et la zone rouge, personne n’aurait imaginé un tel scénario au lendemain du titre de juin 2009.

A la dégringolade en championnat s’est ajoutée une humiliation en Coupe de France ce week-end avec l’élimination face à Angers (L2) dès les 16es de finale (1-0). Une chance de moins d’accrocher l’Europe pour un club qui scande que la Ligue des Champions est « vitale« , mais sans avoir les arguments de ses rivaux.

Dimanche, la presse locale avait déjà trouvé la réponse. Sud-Ouest annonçait un départ de Tigana « dans les prochaines heures » et envisageait une éventuelle démission de l’entraineur bordelais. Plusieurs noms ont commencé à circuler pour sa succession. Celui de Ricardo, entraineur des Girondins de 2005 à 2007, revient le plus fréquemment. Ceux de Michel Pavon, actuel adjoint de Tigana, Rolland Courbis, Alain Perrin et Elie Baup ont également été cités. « Laissez les journaux parler, ce ne sont pas eux qui gèrent les clubs« , a balayé Triaud ce matin.

Déjà en difficulté pour trouver un attaquant lors du mercato, le président bordelais se refuse à agir dans l’urgence et sous la pression des supporters qui réclament des têtes…